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Je vois des couleurs, j’entends des sons, je perçois des ombres, ce monde m’effraie. Je prends conscience de mon corps mais je ne maîtrise pas mes gestes. Je réalise, je crois, que je suis enfoncé dans un petit baquet du haut duquel les voix se maintiennent supérieures et toutes puissantes. Elles ne saisissent pas, les voix, à quel point je suis perdu, en lutte. Mon corps me fait mal, surtout vers le bas. Je tente de me faire entendre, mais je ne parviens à exécuter que de vaines gesticulations dénuées de sens. Elles ne comprennent rien, les voix, elles sourient. Quel est donc cet enfer ? Ce hurlement assourdissant, est ce moi qui crie comme cela ou sont ce toutes ces choses autour qui signifient ainsi l’horreur de ma présence ?

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J’ai fouillé dans ma tête et je n’ai rien trouvé du monde. Il n’y avait que moi, déposé là par hasard, disponible mais vaguement absent.
Le jour s'est levé, il est temps d'enfiler mon costume de simulacre. J'ai aiguisé l'épée, mon ennemi c'est moi.